Pour ce projet mené avec CCOM Formation & Médiation, l’objectif n’était pas simplement de produire des illustrations mais de concevoir un véritable outil pédagogique : des cartes illustrées permettant d’identifier des besoins remplis ou non remplis, dans la continuité des cartes « sentiments » déjà existantes, réalisées par un autre graphiste.
Recherche et création de la mascotte
Pour évoquer visuellement un besoin rempli ou non rempli, tout en restant dans le même univers graphique que la mascotte de l’entreprise, il a été décidé de créer un contenant issu du jardin, dont la jauge permettrait de visualiser l’état du besoin :
Le principe était simple :
- contenant rempli = besoin rempli
- contenant vide = besoin non rempli
J’ai exploré plusieurs pistes, allant de l’arrosoir au récupérateur d’eau de gouttière.
J’ai finalement proposé trois croquis de personnages :
- un récupérateur en plastique,
- deux tonneaux en bois.
C’est le tonneau en bois qui a été retenu, et c’est également celui que j’aurais choisi. Le bois est plus chaleureux, plus naturel, et donc plus cohérent avec l’univers de CCOM, dont la mascotte est un arbre.
Plusieurs détails ont ensuite été affinés au fil du projet : la taille des jambes, les expressions du visage, puis plus tard la jauge, afin de la rendre plus lisible.
La mascotte a ensuite été déclinée en croquis pour les 9 besoins, chacun en version besoin rempli et besoin non rempli.
Du croquis au dessin vectoriel
Le travail a débuté par des croquis réalisés à la main.
Cette étape permet :
- de tester rapidement des idées,
- de réfléchir sans contrainte technique,
- de se concentrer sur le message avant l’esthétique,
et, accessoirement, de profiter d’un bol d’air frais pour dessiner au soleil ☀️
J’ai ensuite réalisé les illustrations finales sous Illustrator, associé à une tablette graphique. Ce choix permet de travailler en vectoriel tout en conservant le côté fait main : la vibration du trait, les variations de pression du stylet et une certaine spontanéité dans le dessin.
Le vectoriel permet également :
- une impression nette quel que soit le format,
- une cohérence graphique avec les cartes déjà existantes,
- une possibilité d’évolution dans le temps.
Mise en forme des cartes
J’ai proposé plusieurs mises en page pour le recto (illustrations) et le verso (listes de mots).
Les réflexions ont porté notamment sur :
- le choix des couleurs, afin de garantir une bonne lisibilité tout en restant cohérent avec les cartes sentiments existantes. Celles-ci utilisent un jaune orangé pour les sentiments négatifs et du rose pour les sentiments positifs. Ces deux couleurs ne devaient donc pas être réutilisées, tout en conservant la même douceur visuelle, avec des teintes proches du pastel.
- la séparation verticale ou diagonale, pour dynamiser la carte et renforcer la lecture « besoin rempli / besoin non rempli » ;
- les tests typographiques, mêlant polices payantes, libres de droits et respect de la charte graphique existante.
Un projet concret, loin du “tout automatique”
Ce projet illustre bien ce que permet le travail du graphiste : la capacité à décliner une mascotte de manière cohérente, régulière et sans défauts d’une illustration à l’autre, ce que les outils d’IA ne permettent pas encore aujourd’hui.
Ici, chaque détail est pensé, maîtrisé et reproductible dans le temps.
Pour aller plus loin sur ces questions, j’ai consacré un article au sujet : IA : apprendre ou devenir dépendant ?
Document d’échange avec CCOM
Pour chaque projet, je réalise un document d’échange qui permet de récapituler l’ensemble des demandes et des modifications effectuées au cours du projet.




















Ce type de démarche s’applique aussi bien à des supports pédagogiques qu’à des outils de communication ou d’animation.
Tu réfléchis à la création de supports pédagogiques illustrés ou d’outils de médiation ?
Je serai ravie d’en discuter avec toi.