Ce stand, c’était mon tout premier habillage événementiel.
À l’époque, j’étais étudiante en alternance à l’ESCAM : assistante de communication et étudiante en licence marketing dans la même école. J’étais donc à la fois du côté encadrant et du côté étudiant. Un peu docteur Jekyll et mister Hyde version communication. C’était à la fois drôle et formateur.
Durant cette année, l’école m’a confié de nombreuses missions :
- création de publications et animation des réseaux sociaux
- réalisation d’une plaquette de présentation
- flyers et affiches
- refonte du site internet
- habillage du stand pour les salons
- illustrations








Mon premier contact avec le design de stand
C’est clairement ce que j’ai préféré. Même si j’aimais beaucoup le reste, le stand m’a immédiatement parlé. Parce qu’un habillage de stand, ce n’est pas juste du graphisme, c’est :
- du volume
- de l’espace
- des contraintes physiques
- une lecture à distance
- une cohérence globale
On ne pense plus seulement support, mais expérience visuelle dans un lieu réel. Mur, comptoir, kakemonos, goodies. Il fallait penser l’ensemble comme un tout.
Avec le recul, je peux dire que c’est là que mon goût pour l’habillage de stand est né.
Avec l’expérience, on voit les choses autrement
À l’époque, j’aurais aimé être davantage force de proposition. Avoir plus de recul. Oser plus. Mais ce recul ne vient qu’avec l’expérience.
Aujourd’hui, je garde surtout une chose : la gratitude envers l’ESCAM pour la confiance accordée à une étudiante encore en construction.
Première bêtise le piège du travail sur écran
Quand on travaille sur ordinateur, on ne travaille jamais à taille réelle. À l’écran, tout semblait parfait. Mais une fois imprimé, les défauts sautent aux yeux.
Dans mon cas, j’avais détouré un étudiant photographié sur fond vert. Sur l’ordinateur, le rendu semblait impeccable et j’étais fière de ma maîtrise de la suite Adobe.
À l’impression, un très léger reste de fond vert apparaissait dans les cheveux. Rien de dramatique heureusement, mais suffisamment visible pour m’apprendre une règle essentielle.
Toujours zoomer très fortement son visuel et toujours penser au rendu final imprimé.
Ce que j’aurais pu améliorer graphiquement
À l’époque, l’école proposait cinq grandes catégories de formation, chacune associée à une couleur différente. Il n’y avait donc pas de couleur principale clairement définie dans l’identité visuelle.
Pour cet habillage de stand, j’ai fait le choix d’utiliser l’ensemble de ces couleurs. Avec le recul, ce choix a entraîné plusieurs effets :
- une surcharge visuelle
- des contrastes parfois insuffisants notamment avec le jaune
- une lecture moins immédiate à distance
Aujourd’hui, je sais qu’un stand gagne souvent à être plus lisible que complet. Il vaut mieux faire des choix quitte à ne pas tout montrer.
En communication visuelle, il existe également des règles de contraste pour garantir la lisibilité et l’accessibilité. C’est un sujet que j’aborde souvent en formation.
La hiérarchisation de l’information
Un autre point que j’aurais pu mieux travailler concerne la hiérarchie des informations.
J’aurais pu :
- réduire la taille du nom de l’école sur certains supports
- réduire la taille de l’image principale du mur
- réduire la place accordée aux logos des entreprises partenaires
Ces ajustements auraient permis de mieux mettre en avant les informations essentielles comme Bac +2 à Bac +5, alternance, formation initiale ou formation continue.
Sur un salon, les visiteurs disposent de très peu de temps. Ils doivent comprendre en quelques secondes si le stand les concerne.
Ce premier stand n’était pas parfait. Mais il a été extrêmement formateur.
Il m’a appris que le graphisme ne s’arrête pas à l’écran, que le volume et le multisupport changent tout et que l’expérience compte autant que le visuel.
Parce que derrière chaque “erreur”, il y a surtout un apprentissage précieux.
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